Evans Mbugua « Points de départ » Biennale 2022

« The time is right now »

Tableaux peinture sous plexiglass

« Dialogues »

Tableaux peinture sous plexiglass

F

BIOGRAPHIE

Evans Mbugua est né à Nairobi en 1971. Sensible à l’art durant ses années secondaireS au Kenya, il décide de poursuivre ses études en France à partir de l’âge de 20 ans. En 2005, il est diplômé des Beaux-Arts de Pau en section Design graphique. Il vit actuellement à Paris.

 Il se définit alors comme un « recycleur graphique ». En effet, il collectionne des pictogrammes des environnements urbains dans lesquels il évolue et leur donne une seconde vie. En tissant numériquement ces signes communs, il ambitionne de créer un nouveau langage universel.

Aujourd’hui, peu importe l’outil de création qu’il choisit pour s’exprimer : l’humain est au centre de sa démarche artistique. Il privilégie le portrait pour célébrer ses contemporains et met en scène sa vie, celle de ses amis et parfois d’inconnus : « je porte un regard sur nos identités et leur face cachée ».

EVANS MBUGUA

Dans le cadre du Off du Dak’art 2022, Evans Mbugua propose un autre point de départ : « Points de départ » qui est la suggestion d’un cheminement, d’un voyage.
D’où venons nous ?
Où allons nous ?
Au travers de trois corps d’oeuvres représentatives de ses explorations plastiques, il interroge :
que souhaitons nous construire au regard de notre passé, des forces du présent et de notre singularité

Je m’interroge sur la perception de notre monde et de notre environnement qui est guidée par ce qui nous voyons et décidons de voir. Je pense que nous avons un impact direct sur la façon dont nous créons les relations avec les autres ainsi qu’ avec nous-même ; ce principe est l’essence même de mon oeuvre.

Mes créations sont un jeu de cache-cache. Je joue avec la lumière et l’ombre, la transparence et l’opacité, les pleins et les vides, en variant l’accumulation des points de peinture à l’huile sur la surface transparente. En plaçant cette peinture sur un fond coloré de motifs imprimés (sur un papier photo), le portrait disparait dans le fond en créant une étonnante impression. Mes personnages se cachent toujours derrière leurs lunettes comme s’ils avaient des informations à nous révéler. Le fond qui les habille est rythmé de pictogrammes que je collectionne depuis 2004 dans mon environnement urbain. Je les tisse graphiquement, rappelant l’utilisation première des tissus portés traditionnellement pour communiquer. Ces motifs, composés de pictogrammes, sont la base d’un projet de création avec lequel je tente de créer un langage Universel. Comme pour témoigner de la réalité souvent absente des médias, je peins, photographie et filme l’espoir, la joie, la joie de vivre, l’amour, le plaisir, le partage, la présence, le cri, la fierté, le silence, les émotions, le mouvement, le temps, l’avenir…

J’explore la transparence et la profondeur comme si, en répondant à notre peur commune de l’inconnu. J’ose mettre en avant une vue positive et sublimée de notre humanité.

Evans Mbugua.